Recortes da história oficiosa do Centre Virtuel de la Connaissance sur l’Europe (CVCE):
Comissão de controlo inter-aliado
LAutorité internationale de la Ruhr
La fin de la Seconde Guerre mondiale ne conduit pas à un retour à la normale mais annonce au contraire l'émergence d'un nouveau conflit, moins sanglant mais plus larvé et plus long : la Guerre froide. Les puissances alliées ne parviennent pas à se mettre d'accord sur un traité de paix avec l'Allemagne vaincue et soumise à une occupation quadripartite.
Les conflits d'intérêts entre les nouvelles puissances mondiales se multiplient et une atmosphère de méfiance et de peur s’installe. Il en résulte une longue période de tensions internationales, ponctuée de crises aiguës débouchant parfois sur des conflits militaires locaux sans pourtant déclencher une guerre ouverte entre les États-Unis et l'URSS. De 1947 à la fin de la Guerre froide, l'Europe, divisée en deux blocs, se trouve au centre de l'affrontement indirect entre les deux superpuissances. La Guerre froide atteint son premier moment fort lors du blocus de Berlin. L'explosion de la première bombe atomique soviétique, en été 1949, vient conforter l'URSS dans son rang de puissance mondiale. Cette situation confirme les prédictions de Winston Churchill qui, en mars 1946, est le premier homme d’État occidental à parler publiquement d'un "rideau de fer" qui coupe désormais l'Europe en deux.
En février 1944, le Royaume-Uni, les États-Unis et l'Union soviétique se mettent d’accord sur le partage de l'Allemagne en trois zones d'occupation dès la fin du conflit. En novembre 1944, ils invitent la France à participer à l'occupation, ce que confirme de nouveau la Conférence de Yalta en février 1945.
A la Conférence des chefs d'État de Potsdam, qui se déroule du 17 juillet au 2 août 1945, Harry Truman remplace Franklin D. Roosevelt, décédé le 12 avril 1945, et Clement Attlee remplace en cours de conférence Winston Churchill battu aux élections législatives britanniques du 26 juillet. Seul Joseph Staline participe en personne à toutes les conférences interalliées depuis Téhéran en novembre-décembre 1943. La Conférence de Potsdam, située au cœur de l'Allemagne, s'occupe principalement de la situation en Europe. Toutefois, elle ne règle que provisoirement le sort de l'Allemagne en décidant, entre autres choses, des modalités pratiques de son désarmement complet, de la destruction du parti national-socialiste, de l'épuration et du jugement des criminels de guerre et du montant des réparations. Les négociations concluent aussi à la nécessité d'une décartellisation des industries allemandes et à la mise sous séquestre des puissants Konzerns qui doivent être éclatés en plus petites sociétés indépendantes.
Au cours de l'année 1945, les Alliés commencent à organiser leurs zones d'occupation respectives en Allemagne et en Autriche. Les Américains occupent le Sud, les Britanniques l'Ouest et le Nord, la France le Sud-Ouest et les Soviétiques le centre de l’Allemagne. Le côté oriental est administré par la Pologne, sauf la ville de Königsberg (rebaptisée Kaliningrad) et ses environs, incorporés à l'URSS.
Surge um comissão de controlo inter-aliado para a Alemanha ocupada (30 de Agosto).
Le 30 août 1945, un Conseil de contrôle interallié est mis en place. Berlin est divisée en quatre secteurs et soumise au contrôle administratif de la Kommandatura interalliée. En 1946, les principaux criminels de guerre sont jugés à Nuremberg par des juges alliés. Cette même année, le sort des satellites de l'Allemagne et celui de l’Italie, de la Bulgarie, de la Roumanie, de la Hongrie et de la Finlande, est réglé à Paris par des traités de paix séparés.
Le 28 juillet 1946, les États-Unis proposent un plan d'unification économique des zones d'occupation. Face au refus de la France et de l’Union soviétique, les Britanniques et les Américains décident d'unir économiquement leurs deux zones pour créer en décembre de la même année la Bizone. Le 1er août 1948, la zone d'occupation française intègre la Bizone qui devient donc une Trizone. Progressivement, l'entente entre les Alliés se détériore et les organismes quadripartites deviennent ingérables. En mars 1948, le Conseil de contrôle interallié interrompt ses travaux, suivi par la Kommandatura en juin 1948.
L'Autorité internationale de la Ruhr
Le régime quadripartite d'occupation de l'Allemagne, mis en place en 1945, montre rapidement ses limites. Chaque puissance tente d'imposer son système dans sa zone sans véritablement se soucier de ce qui se passe ailleurs. Concernant la Ruhr, la France émet des revendications inacceptables aux yeux des autres puissances. Le Quai d'Orsay réclame en effet des garanties pour la sécurité de la France via l’internationalisation de la propriété des mines et de la sidérurgie allemandes. Il s'agit d'éviter que les ressources de la Ruhr soient utilisées à des fins militaires et d'empêcher en même temps la renaissance de trusts qui permettraient à l'Allemagne de récupérer sa toute puissance industrielle. Les États-Unis et le Royaume-Uni favorisent alors la création d’un organisme de contrôle de la Ruhr.
En novembre 1948, les autorités anglo-saxonnes de la Bizone édictent une ordonnance - la loi n° 75 - sur la réorganisation et la déconcentration des industries sidérurgiques et minières de la Ruhr. Mais cette décision laisse aux Allemands le droit de régler à terme la question de la propriété. Mécontents, les Français suggèrent aussitôt l'établissement d'un contrôle allié sur le charbon et l'acier. Les Américains proposent alors à la France de participer aux groupes de contrôle anglo-américain, notamment à travers l'Office militaire de sécurité (OMS) déjà constitué par les trois occupants occidentaux pour veiller au désarmement allemand. Réunis à Londres du 20 avril au 2 juin 1949, les États-Unis, le Royaume-Uni, les pays du Benelux et la France décident finalement d'instituer une Autorité internationale de la Ruhr (AIR) pour contrôler la production d'acier et de charbon et les pratiques commerciales de la région la plus industrialisée d'Europe. Signé le 28 avril par les six pays, l'Accord de Londres prévoit une coordination des activités de production de la Ruhr avec celles de l'Organisation européenne de coopération économique (OECE). Il interdit également les pratiques discriminatoires, concourt à l'abaissement des barrières commerciales et préserve les intérêts étrangers dans la Ruhr.
Les Allemands sont, dans l'ensemble, opposés à cette organisation alliée qui limite effectivement leur liberté d'action et maintient le pays dans un état d'infériorité. Ils ont certes le droit d'y envoyer des délégués – depuis les "accords de Petersberg" de novembre 1949 qui mettent fin aux réparations allemandes - mais leur représentation ne leur paraît pas équitable. Ainsi, le Parti social-démocrate (SPD) et Parti libéral (FDP) se montrent particulièrement irrités. L'ancien maire démocrate-chrétien de Cologne et futur chancelier allemand, Konrad Adenauer, y voit par contre le point de départ possible d'une fédération européenne et souhaite l'extension rapide de l'AIR à d'autres régions industrielles européennes.
La signature, le 18 avril 1951 à Paris, du traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) sonne le glas de l'AIR. L'établissement programmé par les Six d'un marché commun européen du charbon et de l'acier rend en effet caduques les activités de contrôle de l'AIR auxquelles il est définitivement mis fin le 27 mai 1952.
© José Adelino Maltez. Cópias autorizadas, desde que indicada a origem. Última revisão em: